03 novembre 2006

MERDE MERDE MERDE

Je suis pas contente et je le dis.

J'aurai du retourner à ce p. de taf de merde vers décembre. Mon ancienne chef m'avait meme laissé entendre qu'elle me rappelerait pour bosser en novembre.

Résultat : pas de thunes, pas de k1000 avant janvier, donc pas de sous pour la k1000, donc que des pates jusqu'à février...

Et on a beau habiter au pays des pates les meilleures du monde, on s'en lasse à force.

Je suis donc de nouveau au taquet pour trouver un truc mieux si possible comme ça en janvier quand ils auront besoin de moi : "bah non en fait j'ai trouvé autre chose"...

Ce serait tellement bien.

09 août 2006

Aout en Italie

Coin Coin

Me revoilà, j'arrive pas à garder le silence...je suis toujours au chomage et la recherche d'un emploi en italie, les enfants, c'est pas du tiramisù.

J'ai commencé à chercher lorsque je travaillais encore et je me disais que je trouverai bien quelque chose, je commence à avoir de l'expérience et puis les langues sont de mon coté (si vous y voyez une allusion salace c'est vraiment que vous etes des obsédés) donc dans une zone touristique comme Venise, ça ne devait pas etre si difficile que ça...

Bah si en fait.

Je pense que c'est partout pareil, du moins en France : si tu ne connais pas quelqu'un qui connait quelqu'un qui connait la tante du cousin de la nièce du parrain de machin alors t'es foutu. Je ne vais pas mentir, c'est comme ça que j'ai eu mon premier job en italie.
Donc j'envoie des CV régulièrement, j'ai meme eu un entretien. Le job c'était vendeuse pour un magasin de lingerie dans la zone du Pont du Rialto à Venise.

Le mec arrive avec 45 minutes de retard, il fait 35 degrés dehors, mais je garde mon calme, ça fait 15 minutes que j'attends dans l'agence climatisée. Il arrive, salue à peine, me fait entrer dans le bureau. Il me félicite pour ma connaissance des langues et me demande de décrire mon dernier job. Ok donc ça c'est fait. Ensuite il me demande pour quel job je suis là. Comment ça pour quel job je suis là ? Ou il se fout de ma gueule ou c'est une technique de chasseur de tetes, genre pour te déstabiliser. Je suis là pour l'emploi de vendeuse. Il relit mon cv et voit que j'ai déjà un peu d'expérience dans la vente vu que j'ai dit que j'avais travaillé dans un magasin de fringues à Barcelone...Oui bon c'est pas beau de mentir mais sinon j'aurai jamais eu l'entretien bordel. Ensuite il me demande à quoi ça me sert d'avoir une maitrise de littérature générale et comparée. Je lui explique en quoi ça consiste (vous aussi vous auriez bien aimé savoir hein ? bah non ce sera pour une autre fois). Il me demande alors (accrochez vous à l'élastique de vos slips) : "qu'est ce que tu veux faire quand tu seras grande?". Je lui explique que mon reve serait de bosser dans l'édition mais que pour l'instant je fais une pause dans mes études et je souhaite découvrir ce meeeeeeeeeerveilleux pays qu'est l'italie. Et surtout que j'apprends vite, que je suis motivée et que travailler les week-end n'est pas un problème pour moi.
Sa réponse a été que j'étais trop qualifiée et que son entreprise cherchait à former les vendeuses et les garder dans le circuit. Donc que, comme j'avais des aspirations un peu trop élevées, je ne correspondait pas au profil. Je lui ai rétorqué que j'étais très intéressée et que j'étais capable de m'adapter à n'importe quelle situation...Bon ça a servi à rien.

Et puis ensuite j'ai arpenté le pavé de Venise un matin, une vingtaine de cv avec moi, et je suis allée en personne les donner dans les magasins ou les cafés qui recherchaient du personnel. Dans l'ensemble les gens étaient sympas, une radasse m'a quand meme lancé que savoir 4 langues c'était trop mais bon je lui ai pas fait bouffer sa caisse enregistreuse parce que j'étais trop crevée...(2 heures à monter et descendre des ponts sous 30 degrés c'est pas de tout repos).

Cela fait une semaine maintenant et je n'ai pas de nouvelles...Je crois que jusqu'à fin aout c'est mort vu que tout le monde est en vacances...Donc je me relaxe, j'envoie ma moyenne de 5 cv par semaines et j'attends que le temps passe...

Voilà pour les niouzes...rien de bien intéressant.

19 juillet 2006

Chiuso per ferie

Les p'tits loups,

Il est l'heure pour moi de vous dire que je m'en vais (mais pas pour trop longtemps j'espère), parce que c'est mon dernier jour de boulot et comme vous l'avez tous compris, j'utilisais internet du boulot...

Donc n'est ce pas bien sur, la fréquence des mails laissera surement à désirer mais je ferais mon possible pour continuer à vous raconter mon aventure italienne...

Bonnes vacances à tous : aux papillottes, à spiderman, aux profs et futurs profs, aux étudiants, aux photographes, à vous tous que j'aiiiiiiiimeuuuuuuuuu

Coin Coin

13 juillet 2006

Un p'tit geste siouplé

Ici on rigole, on critique, on se fout de la gueule des italiens (qu'on adore, dans le fond), on parle de tout et de rien par petits bouts...

Mais faut pas déconner y a des trucs qui sont révoltants quand meme. Alors parce que Iznogoud j'aimerai bien lui dire deux trois trucs sur sa mère mais que comme je suis bien élevée (et puis surtout c'est pas très original en ce moment) je me contente de vous inciter à signer là!, parce que comme disait l'autre : (après le pain)

l'éducation est le premier besoin du peuple

salut ça va ?

12 juillet 2006

J'ai beau etre matinale, j'ai mal

A la demande générale (j'aime bien exagèrer), je vous écris sur l'après-finale...

J'avais décidé que je n'irai pas bosser quel que soit le résultat de dimanche soir eh bien jeunes gens j'y suis quand meme allée...Pourquoi me direz vous ?
Peut etre par conscience professionnelle, peut etre aussi par stupidité mais surtout par masochisme...Il faut reconnaitre que la k1000 de Papouasie aime bien se prendre des coups et elle en redemande...Pourquoi sinon suis-je encore à ce boulot de merde dirigé par une folle hystérico-maniaco-dépressive ?

1 er point : ne pas arriver à l'heure habituelle pour faire comprendre à tout le monde qu'il faut pas me faire chier ce matin.
2 eme point : essayer de ne parler à personne, d'éviter tout contact verbal avec les gens de nationalité italienne...
3 eme point : étant secrétaire "organisative" je suis quand meme obligée de parler avec des gens donc le 2eme point ne marche pas.
4eme point : prendre son courage à deux mains pour ne pas cèder à la tentation de balancer mon pc dans la tronche de ma boss.

Voici (en gros) comment s'est déroulée ma journée de lundi :
chaque personne de mon taf est venue l'une après l'autre pour se foutre de moi dans notre bureau. En soi, c'est pas trooooooop chiant, tu esquisses un sourire, tu dis "on a tous bien joué" (oui oui moi zossi je sais parler la langue de bois des footballeurs). Mais tu ne peux pas échapper à l'éternel "Mé kesski lui é arrivé à Zidaaaaaaaane ?" entonné par ma boss à chaque, je dis bien chaque fois que quelqu'un est venu dans notre bureau. Ni à la chanson "campioni campioni campioni" qu'elle a chanté toute la journée...comme si j'étais pas là. falope.

Je sais meme pas comment j'ai fait pour ne pas lui arracher la tete et la lui mettre dans le cul.

Et puis j'ai retrouvé le sourire quand mes étudiants sont revenus de leur voyage à Munich, car ils m'ont raconté qu'ils avaient fait une minute de silence en mon honneur...c'est trop mimi !

Au fil des jours ça se calme un peu, j'entends un "adieu les bleus"* de temps en temps mais dans l'ensemble c'est moins chiant que ce que je croyais...

Par contre, pour revenir au geste de Vivou, juste pour vous resituer (mais vu le matraquage des medias, vous devez déjà le savoir), Materazzi c'est quand meme un sacré stronzo, connu pour son jeu malsain et bagarreur et ses nombreuses insultes...ainsi que les différents coups qu'il a pu se prendre dans la facej...
C'est si vous voulez aller voir.

Par contre si quelqu'un il veut bien me raconter ce que Vivou va nous pondre ce soir sur Canal, je lui serais reconnaisssante vachement beaucoup (en effet, outre le fait - tiens je trouve qu'on utilise pas assez le "outre" de nos jours - que mon Italien et moi n'avons pas la télé, ce soir c'est diner de fin d'année et autant vous dire que demain vous aurez les photos du champ de fraises...)





*en français dans le texte

06 juillet 2006

Gueule de bois

En ces temps sportifs, je ne pouvais pas ne pas évoquer la Coupe du Monde de Foutchebol, mais je dois vous avouer que j'en avais absolument rien à foutre de l'équipe de France, jusqu'à ce que la France joue contre le Brésil.

Et là, comme on dit : c'est le drame.

Bah ouais quoi, je vis en Italie, avec un (bel) Italien (pas le genre que j'ai décrit auparavant) et on peut dire que le Calcio ou Foutchebol ici c'est quand meme LE truc à suivre.

Et évidemment, l'équipe de France nous a encore surpris et donc Dimanche ça va de nouveau etre le drame.

Parce si la France joue aussi mal qu'hier soir, l'Italie est sure d'etre championne du monde. Et je ne sais pas si vous vous rendez compte des conséquences.

D'ailleurs ces conséquences elles sont mauvaises d'un sens comme dans l'autre.

Mettons nous en situation :
1. L'Italie gagne : TOUS les gens de mon boulot vont se foutre de moi et parler de revanche méritée et je pense que j'en ai pour toute la semaine à supporter les sarcasmes. Non pas que je sois si fan de l'équipe de France, mais bon supporter les insultes sur ton pays (parce que je vais avoir droit au fait qu'on se la pète constamment et que donc c'est bien fait pour notre gueule etc etc) pendant une semaine je sais pas si va pas y avoir des meurtres...

2. La France gagne : TOUS les gens de mon boulot vont me faire la gueule, je vais me faire envoyer chier à chaque truc que je vais demander. MAIS. Et là c'est la seule chose que je souhaite : ma boss me fera (peut etre) la gueule. Dooooonc...LA PAIX PENDANT AU MOINS 2 JOURS !!!!!!

Alors messieurs de l'équipe de France, au nom de ma santé mentale, au nom de mon équilibre psychique et du plus profond de mon coeur, Z'AVEZ INTERET A VOUS BOUGER LES (JOLIES) FESSES ET GAGNER C'TE COUPE NOM DE ZEUS

03 juillet 2006

La Dolce Vita...au féminin

Ah l’Italienne !

Tout un poème l’Italienne...

L’Italienne rejoint l’Italien sur certains points, en particulier les lunettes de soleil (elle aussi elle mate, mais juste pour vérifier qu’on la regarde bien...Petite effrontée), le téléphone portable (elle envoie des tas de photos top-banana à ses choupers copines) et la mode.

L’Italienne a un gout certain pour la tendance. Elle connaît la réputation qu’ont les Italiens à l’étranger et elle fait tout pour l’entretenir.L’Italienne, si elle porte un pantalon à carreaux, sera alors chaussée de talons aiguilles à carreaux, avec sur l’épaule son sac à main lui aussi carrelé (le pauvre) : ça fait classe même si elle ressemble un peu à une tapisserie.

L’Italienne mange peu. On peut la comprendre, sachant qu’elle est reluquée de haut en bas et de bas en haut en permanence par une moyenne de 3 paires d’yeux. Mais selon mon humble opinion, elle sait que si elle suit la stricte diète italienne, elle finira comme sa mamma et autant dire que les mamme italiennes ne jouent pas dans la catégorie poids-plume. L’Italienne boycotte donc tous les plats traditionnels et fait particulièrement attention à sa ligne.

L’Italienne n’aime pas la mère de l’Italien (comprenez la Belle Mère) et cette dernière, là-aussi, le lui rend bien. L’amour filial est démesuré tout comme l’est la haine belle-filiale. L’Italienne se sent en permanence en compétition avec sa Belle Doche (« Mais euuuuuuh, ma mère elle mettait pas du parmesan, et puis elle préparait elle-même la béchameeeeeeeeeeeel… » - Vaffanculo, t’as qu’à retourner chez ta mère). Mais l’Italienne aime aussi démesurément sa mère. On peut donc en déduire que la haine beau-filiale existe aussi mais c’est moins intense quand même.

L’Italienne elle aussi parle fort. Elle raconte ses histoires à ses copines dans le train juste à coté (pour ne pas dire carrément dedans) des oreilles des gens qui dorment. On peut objecter à cette critique amère que les trains ne sont pas des dortoirs. Oui, mais lorsque vous prenez le train à 7h du mat’, je ne sais pas vous mais moi je pique facilement du nez. Et puis les trains italiens ne sont pas des modèles de ponctualité ou de rapidité, comprenez donc mon énervement lorsque je me retrouve dans un wagon (non climatisé. Température intérieure : environ 35°) à moitié vide et que l’Italienne choisit de venir s’asseoir à coté de moi pour raconter (à une autre Italienne tout aussi bruyante) son dernier week-end shopping-plage.

L’Italienne au travail est une renarde (Ici je me permets une petite figure de style : c’est une sorte d’hispanisme. J’utilise le mot français « renarde » en pensant à la traduction espagnole. C’est ici si vous voulez comprendre…).
Elle allume en permanence et est jalouse comme un pou dès qu’un autre spécimen femelle entre sur son territoire. Ok je sais, généraliser sur ma propre expérience n’est pas forcément très intelligent, mais j’ai vu ce phénomène se reproduire dans d’autres services…
L’Italienne a besoin de son harem de mecs. Ou du moins elle a besoin de croire qu’elle est le centre de l’attention. Chers amis hommes, caressez l’Italienne dans le sens du poil et vous pourrez tout obtenir d’elle. Et je dis bien tout. (Cette dernière remarque est applicable à beaucoup d’autres spécimens féminins quelle que soit sa nationalité…).
L’Italienne est une renarde au boulot car il faut reconnaître qu’elle est tout de même mal considérée. La parité en Italie n’est pas pour aujourd’hui et encore moins pour demain d’ailleurs.L’Italienne n’est qu’une sous-fifre et on le lui fait bien comprendre. Si elle prend des initiatives on la rabaisse et si elle n’en prend pas on la félicite. Le machisme italien est un préjugé mais hélas il se vérifie dans le milieu professionnel. Je crois que c’est encore pire si les supérieurs savent si l’Italienne est mariée ou non.
« Vous êtes mariée ? Alors occupez vous plutôt de votre foyer » - « Vous n’êtes pas mariée ? A votre âge ? » (et là c’est le drame, si vous n’êtes pas mariée c’est qu’aucun mec n’a été assez fou pour rester avec vous ou mieux, vous êtes lesbienne).

L’Italienne n’a pas la vie facile. Elle connaît peu les usages et facilités de la pilule. Je ne dis pas qu’il est difficile de se la faire prescrire (encore que…mais c’est une autre histoire), je dis juste que ça ne semble pas être dans les mœurs. Et ce qui me fait peur c’est que je vis dans le Veneto, la 2ème région la plus riche d’Italie et supposée la plus évoluée (si on compare aux mentalités du Sud…). Juste pour l’anecdote, une Italienne avec qui je discutais de la pilule m’a dit qu’elle ne la supportait pas (ce qui, malheureusement, arrive) parce que…elle lui faisait mal aux yeux.

L’Italienne est sous l’emprise d’un carcan socio-moral paternaliste et machiste. Elle trouve normal de devoir repasser les vêtements de sport de son copain/mari. Elle trouve normal de devoir faire la popote après 8h de boulot et 2h de train. Elle trouve juste que son mari se repose lorsqu’il rentre du boulot alors qu’elle, elle est allée chercher les gosses en sortant du taf, elle leur a fait faire leurs devoirs, les a douchés, mis en pyjama et fait manger. Elle a eu aussi le temps de repasser, mettre une lessive à sécher et préparer le diner.
Et elle râle à peine.

Je ne dirais pas que j’admire l’Italienne…Disons plutôt qu’elle m’impressionne…


A suivre…


Le contenu de ce post et des autres n’engage que moi.